Litteralis, il était une fois... - FORUM

Full Version: Un conte pour rêver comme une enfant.
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Je participe à un concours pour gagner deux places de cinéma pour aller voir la Princesse et la Grenouille, le prochain Disney. Le thème était de créer sur le thème de la princesse et la grenouille, j'ai donc eu envie d'écrire un petit conte :

Quote:
Il était une fois une jeune princesse, belle et fraîche comme le printemps, des yeux tels des émeraudes, une chevelure flamboyante, elle était à l’aube de ses seize ans. Si son père, le roi, envisageait déjà de la marier au prince d’un royaume voisin, sa mère veillait sur sa douce enfant. Rêveuse, peut-être un peu distraite, la jeune princesse aimait à se promener dans les jardins du château, et à s’aventurer dans la forêt proche, en se glissant jusqu’à l’étang, ou, enfant, elle jouait à capturer de petites bêtes, qu’elle relâchait immédiatement car elle avait bon cœur.
Or, il advint que s’abattit sur les Royaumes voisins une terrible catastrophe, les jeunes princes et quelques princesses étaient enlevés les uns après les autres, si cela avait failli provoquer des incidents, voir une guerre lors de la première disparition, les royaumes tentaient à présent de se serrer les coudes et protégeaient tant bien que mal leurs héritiers, tout en s’entraidant pour retrouver les enfants perdus. Notre jeune princesse, Aëlys, se languissait, enfermée dans sa chambre, sous bonne garde, de crainte qu’elle ne fut enlevée. Son père n’autorisait qu’une promenade chaque semaine, à la vue de ses gardiens.
Mais un jour de beau soleil, la jeune fille réussi à échapper à leur surveillance et s’aventura près de l’étang. Mélancolique des jours d’innocence de son enfance, elle s’installa à l’ombre d’un arbre, et s’endormit. Elle s’éveilla en sentant des gouttes d’eau sur son visage, le temps avait subitement viré à l’orage et l’étang était déchainé. Les créatures l’habitant tentaient tant bien que mal de se mettre à l’abris. Et là, sur la rive, gisait une grenouille, elle se débattait faiblement en essayant de grimper dans la boue et la vase mais glissait inexorablement. Prise de pitié pour le petit animal, Aëlys approcha doucement du bord de l’étang, essayant de ne pas glisser, et souleva la grenouille, remarquant l’angle étrange formé par une de ses pattes arrière et des marques semblables à des griffes sur son dos. La portant contre elle, elle regagna le château discrètement et eu le temps de déposer la grenouille dans une vasque avant que n’arrive son père, furieux de son escapade qui avait mis le château sans dessus-dessous.
La princesse accepta la réprimande et l’interdiction de sortir pour sa promenade la semaine suivante de bonne grâce, et fila dans sa chambre, où elle retrouva la grenouille, misérablement recroquevillée au fond de la vasque. Avec une infinie douceur, Aëlys la nettoya de la boue qui la maculait. La petite grenouille n’était pas plus grosse qu’une main de la princesse, d’un beau vert, de petites bandes jaune-doré lui striaient les pattes, et ses grands yeux bruns aux pépites d’or regardaient Aëlys avec une certaine détresse. Elle l’emmena ensuite au vieux guérisseur du château.
Celui-ci amusé, examina la grenouille de bonne grâce car il aimait beaucoup l’enfant et donna un petit pot d’onguent à la princesse, fronçant les sourcils devant le mystère d’une patte blessée de la grenouille, attribuant les griffures à un chat sauvage. Deux semaines durant, la jeune fille s’occupa de la grenouille, la laissant s’ébattre dans la baignoire avec la complicité d’une servante qui lui apportait de l’eau, et la soignant à l’aide de l’onguent procuré par le guérisseur.
Lorsque la grenouille alla mieux, la princesse alla voir sa mère, dont elle savait que son bon cœur répondrait à sa requête. Elle demanda l’autorisation d’aller à l’étang, pour y laisser retourner vivre la grenouille qu’elle avait soigné. Sa mère, au courant du petit manège qui se jouait avec la grenouille, car la servante lui en avait parlé, l’autorisa à se rendre à l’étang, à la condition que les gardes l’accompagnent et qu’elle reste à leur vue. La jeune fille se plia à ces conditions et se rendit à l’étang dès qu’il fit beau. L’après-midi durant, la petite grenouille demeura près de la jeune fille, comme hésitante de regagner la liberté de l’étang. Lorsque les gardes avisèrent la princesse qu’il était temps qu’elle retourne au château, celle-ci caressa le dos de la grenouille, qui frétilla comme si le geste la chatouillait. Riant, Aëlys se leva pour retourner au château, un pincement au cœur à l’idée de ne plus jamais revoir sa compagne de deux semaines. Au soir, lorsqu’elle s’endormit, quelques larmes roulèrent sur ses joues à l’idée de sa solitude retrouvée.
Mais au matin, elle ouvrit les yeux au cri de la servante qui venait l’éveiller, et vit la grenouille au pied du lit, qui tentait d’échapper au balai de la femme. Aëlys se précipita, renvoya la servante et pris la grenouille dans ses mains.
« Oh tu es revenue ! Je te manquais à toi aussi ? » Tout à sa joie, elle déposa un baiser sur la tête de la grenouille.
Et il se passa alors quelque chose des plus étrange, la grenouille se mit à scintiller doucement, d’une lueur violette, et Aëlys dû bientôt fermer les yeux tant la lumière se fit forte. Lorsqu’elle les rouvrit, une jeune homme se trouvait face à elle, dans un scintillement d’étoiles. La jeune princesse ouvrit la bouche pour crier mais une main douce se plaqua sur sa bouche. Surprise elle se retint et remarqua ses yeux, de grands yeux aux iris bruns constellés de pépites d’or. La main du jeune homme s’ôta de sa bouche quand il comprit qu’elle l’avait reconnu.
« Je m’appelle Alec » lui dit-il simplement. «Merci de m’avoir sauvé de la marre, et de m’avoir soigné, merci d’avoir si bon cœur… » Sa voix était douce et rauque à la fois, et la jeune princesse était perdue dans les étoiles de ses yeux.
« Il faut que m’aide, le Sorcier, il tient les autres. »
La princesse hocha la tête et fit demander à ce qu’on fasse venir sa mère, ne sachant comment aller voir son père directement alors qu’un inconnu était dans sa chambre, elle comptait sur l’aide de la Reine. Celle-ci fut d’abord horrifiée de voir un jeune homme dans la chambre de sa fille mais son regard s’adoucit au fur et à mesure qu’elle entendit l’histoire de celui-ci. Elle fit en sorte à ce que le jeune prince, fils disparu depuis plusieurs mois d’un royaume voisin, soit traité comme il le fallait, qu’on lui donne un bain et à manger et le fit vêtir avant de faire paraître les deux enfants devant le Roi.
Celui-ci fut moins facile à convaincre que la Reine, regardant avec incrédulité puis colère les deux enfants, qu’il soupçonnait de s’être vus en douce depuis quelques temps déjà. Devant la colère du Roi son père, la jeune princesse saisi la main du jeune homme et supplia son père d’entendre raison, qu’elle n’avait pu inventer une telle histoire, et qu’il ne lui coûtait rien d’envoyer des soldats vérifier les dires du jeune homme. Son père accéda à la requête, demandant à ses hommes d’être prudent toutefois, car si vraiment le sorcier se cachait à l’endroit indiqué par Alec, cela pouvait se révéler dangereux.
Des messagers furent dépêchés alentours, pour que des magiciens rejoignent au plus vite le château lorsque les hommes confirmèrent qu’un sorcier vivait à l’endroit indiqué par Alec, et qu’il maintenait captives… des grenouilles.
Une dizaine de magiciens arrivèrent de tous horizons, prêts à offrir leurs services à la couronne, et avec eux, les royaux parents des enfants disparus. Alec retrouva ceux-ci avec bonheur, sa mère pleurant de joie en le voyant, et les monarques passèrent plusieurs heures à discuter avant de partir défaire le sorcier. Le père d’Alec et celui d’Aëlys, menèrent leurs hommes et les magiciens. Pendant ce temps-là, les épouses royales discutèrent de la façon dont se regardaient leurs enfants et conclurent qu’il fallait convaincre leurs époux de promettre l’un à l’autre les deux enfants.
Le sorcier surpris dans sa retraite, fut difficile à vaincre malgré le nombre de magiciens présents, et il fallut de peu pour que les hommes des Rois gagnent la victoire. Mais enfin, le sorcier fut vaincu et contraint d’annuler son sort. Il fut emprisonné sous bonne garde et les enfants furent ramenés au château où ils retrouvèrent leurs parents.
Les servantes eurent fort à faire à satisfaire les royaux caprices de tous les royaux habitants du château pendant plusieurs jours mais se réjouirent en entendant les rumeurs qui circulèrent très vite dans les couloirs. Enfin, une belle fête fut préparée pour célébrer les retrouvailles des enfants et de leurs parents. Ce fut une fête magique, où la Princesse et sa grenouille furent fiancés l’un à l’autre, et où ils se quittèrent les larmes aux yeux tandis qu’Alec rentrait chez lui. Une séparation qui leur permit de mieux se retrouver quelques années plus tard…

Joli Smile
That's some very interesting piece of writing. I loved it. Icon13 I never thought that I would be able to come to terms with such interesting writings here. I would appreciate it if you continue the good work of sharing such good writings with the people here. Teehee
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